Les chemins

De sentiers en chemins empierrés puis en routes ou en chemins de fer, comme les ruisseaux coulent de rivières en fleuves pour se perdre dans l'Océan lointain : les campagnes et les villes ont vu partir leurs hommes vers les champs de bataille.
À contre-courant, retrouvons, sur les traces de leurs pas, les terres et les villages qu'ils n'ont jamais revus.

Plus loin le sentier continue

Plus loin le sentier continue

A droite comme à gauche les parcelles sont en friche

A droite comme à gauche les parcelles sont en friche

La forêt a couvert les pacages

La forêt a couvert les pacages

De chaque côté les restes de murets en pierres sèches

De chaque côté les restes de murets en pierres sèches

Où on retrouve un ancien sentier

Où on retrouve un ancien sentier

Le chemin mène à des parcelles enclavées

Le chemin mène à des parcelles enclavées

Une prairie encore pâturée

Une prairie encore pâturée

Le village de Gembrie, au bord de l'Ourse

Le village de Gembrie, au bord de l'Ourse

Tout au fond, le village d'Ilheu, en dessous, Antichan

Tout au fond, le village d'Ilheu, en dessous, Antichan

Cent ans après, que reste-t-il du paysage qu'ont connu les soldats de 14-18 alors que la moindre parcelle était exploitée pour nourrir une population encore nombreuse avant que son déclin ne s'accélère inexorablement ?
Dès que le chemin s'élève, quand la pente devient plus forte et ne permet plus aux engins agricoles de pénétrer, les broussailles s'épaississent. L'épine noire puis les frènes se dressent au-dessus des fougères et des ronces dans un fouillis inextricable. Il ne reste du sentier qu'un mince passage qu'entretiennent les cerfs et les biches, les seuls à l'emprunter avec les petits animaux de la forêt : blaireaux, renards ou martres... et, l'automne arrivé, les chasseurs et leurs chiens. Pourtant un oeil attentif, même peu aguerri,