Cent ans après, que reste-t-il du paysage qu'ont connu les soldats de 14-18 alors que la moindre parcelle était exploitée pour nourrir une population encore nombreuse avant que son déclin ne s'accélère inexorablement ?
Dès que le chemin s'élève, quand la pente devient plus forte et ne permet plus aux engins agricoles de pénétrer, les broussailles s'épaississent. L'épine noire puis les frènes se dressent au-dessus des fougères et des ronces dans un fouillis inextricable. Il ne reste du sentier qu'un mince passage qu'entretiennent les cerfs et les biches, les seuls à l'emprunter avec les petits animaux de la forêt : blaireaux, renards ou martres... et, l'automne arrivé, les chasseurs et leurs chiens. Pourtant un oeil attentif, même peu aguerri,








